juin
26

Tandis que Laminaria se liquéfiait encore un peu plus sous nos yeux, nous apercevions à travers lui le premier (et le plus rapide) bateau de la Flotte Zandalarienne qui revenait depuis le Nord, de la diversion opérée par les troupes de Jaïna.

Alors que nous nous lancions à la poursuite des derniers reliquats des forces Alliées Kul’Tirassiennes après avoir embarqué sur notre moyen de locomotion fraichement débarqué, l’air se refroidit. Une fine pellicule de givre vint se déposer sur nos épaules alors que des flocons de neige, qui commencèrent à se former, étaient gobés de-ci, de-là, par l’équipage désinvolte de notre embarcation.

Soudain, *woush* ! Un courant d’air balaya la poudreuse qui, une fois retombée, laissa place à un visage glacial : Jaïna se tenait au-dessus de nous sur son disque flottant, nous toisant comme elle seule en avait le secret depuis maintenant des années.

Après un dernier ultimatum que nous ne pouvions accepter, elle commença à faire pleuvoir les Javelots de Glace.

Nous rendant bien compte rapidement que les deux soldats qui l’accompagnaient n’avaient vraisemblablement pas eu trop le choix, nous décidions habilement de les jeter par dessus bord : nous n’étions encore pas trop loin du rivage.

Au fur et à mesure que l’affrontement faisait rage, j’ai eu l’impression de transir de plus en plus fortement et ne pouvais m’empêcher de me demander pourquoi l’ancienne Dirigeante de Theramore était venue nous affronter seule - sans compter ses 2 gardes - ici, en pleine mer ?

Le brouillard qui n’était pas là il y a quelques minutes à peine se fit plus dense et à chaque fois qu’il gagnait en intensité, nous obligeait à nous rapprocher toujours un peu plus de Jaïna. Et alors que nous étions parvenus à l’encercler, elle esquissa un sourire narquois avant de s’écrier : “Je vais vous geler sur place !”.

Paniqués, nous tentons tant bien que mal de nous éloigner de ce piège, aidant tous ceux que nous pouvions au passage : nos guerriers prirent appui sur leurs jambes avant de sauter au loin avec un compagnon sur les épaules, nous autres Paladins avons invoqué nos Destriers Equestres bringuebalant des Gobelins agrippés à nos sacoches latérales (je les soupçonne d’avoir tenté de les fouiller, même dans un moment pareil !) attrapant au passage les diverses mains tendues.

Les Chasseurs ordonnaient à leurs familiers de prendre temporairement des cavaliers en détresse, les Voleurs étant déjà à l’abri grâce à leur Sprint, c’est aux Prêtres, survolant le danger avec l’aide de Plumes Sacrées à qui il revint la lourde tache de tester la Foi de nos alliés avec un Saut dans l’inconnu.

Et tandis que les derniers avaient la glace aux fesses, arrivant par l’intermédiaire d’une Porte des Démons, nous pûmes voir nos Moines terminer leur course-roulade presque par dessus bord, n’étant retenus que par la peau (ou les poils, selon) du cou par quelques aventuriers aux réflexes bien aiguisés.

Nous fanfaronnions déjà d’avoir déjoué cette entourloupe que nous n’avons pas prêté attention une seule seconde aux ombres qui grandissaient sous nos pieds : dans un fracas tonitruant, vinrent s’abattre plusieurs tonneaux pré-enflammés d’huile de naphte (huile qui provenait sans doute des opérations d’extractions de l’Alliance dans la Vallée Chantorage) qui blessèrent et brûlèrent sérieusement plusieurs de nos troupes.

La brume se dissipant un peu à cause de la chaleur des flammes, elle laissa place de tout côté à des navires rescapés de Kul’Tiras. Ni une ni deux, nous décidâmes de charger les balistes et de faire feu sans plus attendre; il fallait gagner du temps pour couvrir nos Soigneurs à l’ouvrage avec les grands brûlés.

Face à ce tir soutenu, même leurs caraques ne résistèrent pas longtemps et coulèrent. Pendant que certains terminaient d’éteindre feues les flammes, tous les autres étaient à présent tournés vers la Fille du Vent Salé, l’acculant. Nos renforts maritimes décidèrent également arriver à ce moment-là. La Capitaine Zadaria s’esclaffa : “Ah ! Des navires de la Horde, vous êtes fait comme des rats !”. Jaïna était cuite. Du moins, c’est ce que nous étions sûr de penser …

“Je …” laissa-t-elle échapper quand son dos vint rencontrer la porte de la cabine. Mais forte de toutes ces années d’entraînement avec les plus grands Mages d’Azeroth, elle trouva l’unique et infime fenêtre pour arriver à se téléporter au beau milieu de l’eau avant de prendre nos bateaux dans une glace si épaisse qu’il nous faudrait probablement plusieurs heures pour nous en dépêtrer et ne manqua pas au passage de narguer la Capitaine d’un : “En êtes-vous certaine, Capitaine ?”

Sans trop avoir de plan d’action en tête, peut-être un peu de manière impulsive également, nous sautâmes du bateau et nous mîmes en chasse. Sans le savoir, nous nous jetions dans son terrible traquenard.

Le brouillard tripla subitement d’intensité et des tornades se formèrent devant nous.

Guidés par ses seules railleries, nous progressions tant bien que mal sur cette zone improvisée par le Givre jusqu’à apercevoir la silhouette de Jaïna, floue et indistincte se tenant à quelques mètres devant nous. Une flèche siffla alors à mes oreilles et vint se planter directement dans sa poitrine. En lieu et place d’un cri d’agonie, la silhouette commença à onduler avant de s’évaporer : une Image Miroir.

Au même moment, notre visibilité s’en trouva amélioré légèrement, avant qu’une autre Image Miroir nous appelle un peu plus loin encore …

Qu’à cela ne tienne, nous étions déterminés ! Nous répétâmes donc le même schéma et pourfendions à coup de hache le crâne d’une seconde Image Miroir.

Et bien que cela ne fit que quelques minutes que nous avions sauté du bateau, il semblait s’être écoulé des heures. Les réflèxes comme l’endurance de pas mal de troupes étaient grandement malmenés : l’avancée était compliquée, la température catastrophique, l’air venait à manquer par moment, et ces tourbillons se rapprochaient un peu plus de nous à chaque fois que nous les esquivions.

Une nouvelle moquerie de l’Archimage, droit devant, au loin, nous dirigea.

Un regain de vigueur s’empara de nous et notre motivation nous ouvrit la voie, nous espérions, pour une ultime fois.

Nous étions presque à sa portée lorsque l’un de nous nous alerta sur des mouvements suspects au niveau du sol; en effet, sans y prêter particulièrement attention, il aurait été très aisé de marcher sur ces petits amas de glace qui émanaient - en quantité assez impressionnante je dois dire - de Jaïna.

Forts de cette information cruciale, nous débarquions à grands coups de bottes à crampons dans l’espace vital de la demoiselle avant de lui interdire l’utilisation de l’Ecole de Magie du Givre quelques instants.

Bonne nouvelle - si je puis dire -, le brouillard s’était complètement levé et nous pûmes distinguer la disposition des lieux : de toutes parts, des murs de glace indestructibles de trois mètres de haut et si cela nous empêchait de sonner la retraite, il en était de même pour la Portvaillant.

Bien décidée à nous en faire baver jusqu’au bout, la Chef des Survivant de Lordaeron se lance à corps perdu dans ce qui semble être sa dernière bataille. Elle a l’air d’être prise de court, pensant que nous nous serions perdus dans le brouillard à pourchasser en vain ses Images Miroir.

Elle tenta bien de faire usage d’un puissant rayon de givre canalisé, mais il était trop lent à mettre en place et à part vouloir l’esquiver en rampant en marche arrière, il était impossible de …

Alors que nous contournions habilement le dit-rayon pour passer dans le dos de Jaïna, nous aperçûmes d’abord avec étonnement puis après avec stupéfaction, que des gros blocs de glace se trouvaient au centre de cette arène éphémère.

Pourtant, une chose est sûre, ils n’étaient pas là quand nous cherchions notre chemin. Et à bien y regarder, on dirait … *Glups* ! Mon sang se glaça - si tant est qu’il pu l’être encore un peu plus - : il s’agissat de certains de nos compagnons d’armes qui n’avaient pas dû entendre le conseil prodigué quant aux pièges sur le sol pendant notre traversée.

Jaïna qui ne perdait pas une seule seconde, profita de notre trouble afin de déclencher une avalanche, laquelle coupa la salle en deux et ensevelit grossièrement notre groupe ainsi séparé.

Pris dans la neige, divisés, nous regardions la Reine du Froid se reposer rapidement avant de se préparer pour la suite - et fin -.

La priorité devait aller à ceux qui n’étaient pas encore passés du côté du zéro absolu.

Je me ressaisis, et tandis que je cherchais une torche dans mon paquetage, ma main vint à la rencontre d’une entité semble-t-il en bois. Qu’est-ce que cela pouvait bien être ? C’était assez gros même si petit, oblongue, dur … En bois ?

Mon regard croisa notre Moine entrain de porter son dernier toast à l’aide de son mini-tonnelet personnel quand tout à coup …

“Des munitions explosives !” m’écriais-je. Une fois allumées, il ne faudrait pas trop trainer dans le coin mais leur chaleur devrait suffire à nous dégager. Heureusement que nous avons coulé ces bateaux un peu plus tôt …

Tous ceux qui pouvaient produire du feu mirent la main à la pâte : du trait de feu à la fusée éclairante en passant par le silex et l’amadou.

Voyant une telle agitation, notre bourreau du jour compris qu’elle ne devait plus trainer et commença à rassembler ses forces.

Notre éclaireur eut la bonne idée d’envoyer son furet préféré avertir l’autre groupe - par message interposé - qu’il y avait probablement des tonneaux explosifs non loin d’eux.

Le second groupe se dépêtrait à peine qu’un rayon de givre tenta de leur caresser le visage avant de venir s’écraser contre le mur qui se trouvait derrière eux, le fragilisant un peu en laissant apparaître des stigmates sous forme de légères fissures.

Jaïna, de plus en plus instable et n’arrivant pas à ses fins, se téléporta alors au centre de la salle, laissant une onde de choc nous bafouer avant qu’une nouvelle couche de glace venant se superposer à l’autre telle une pellicule mortelle fonça en notre direction.

Cette fois, c’était nous qui étions pris au piège; une seule issue possible, une seule chance : le mur précédemment fragilisé derrière lequel se dessinait encore au loin les mâts de notre embarcation.

Et plus cette vague de givre se rapprochait de nous et plus nous tapions comme des forcenés sur ce mur. Plus que quinze mètres avant d’être rattrapés : nos armes s’enfoncent et restent coincées profondément sur cet obstacle vers notre survie. Dix mètres : coups d’épaules, coups de poings, coups de pieds : rien n’y fait. Cinq mètres : on se sert des plus petits comme béliers. Dernier mètre … sur la pointe des pieds, appuyés contre, de toute notre détermination … et il cède : enfin !

Nous fîmes rapidement quelques mètres en avant tout en tentant de garder un semblant d’équilibre. Ce n’était pas le moment de tomber, la vague poursuivait toujours sa course effrenée dans notre direction. Juste à quelques pas de là, nous aperçûmes Nathanos emprisonné dans un bloc de glace, le tout gardé par un Elémentaire à la solde de la Mage. Alors qu’on détournait l’attention de l’Elémentaire, nous parvînmes à libérer le captif - plutôt facilement je dois dire - qui usa de la même magie qui avait servi à le protéger modèstement dans son bloc de glace pour mettre fin à la course du givre.

Le serviteur élémentaire, placé là un peu à la hâte, n’opposa point trop de résistance, tant il ne pouvait qu’exécuter des ordres simples en se trouvant si loin de sa maîtresse.

L’ancienne Chef du Kirin Tor - qui visiblement avait du mal à gérer ses sentiments - lança son ultime riposte : un tir de barrage arcanique.

Je n’avais jamais trop fait attention auparavant, mais cette école de magie a une légère teinte quelque peu rosée. J’aurais pu apprécier le spectacle surnaturel si nous n’avions pas dû trouver notre chemin dans ce labyrinthe d’effets arcanotechnique.

Soudés, avançant d’un bloc - mais pas de glace ! - nous rejoignions une dernière fois la Fille des Mers afin de clôre cette rencontre qui n’avait que trop duré.

Après avoir porté la main à son oreille, elle nous laissa docilement approcher. Fous que nous étions, nous ne nous sommes pas méfiés un seul instant : utilisant notre euphorie naissante, elle attendit que nous fûmes assez près avant de nous aveugler.

Son plan raté de soumettre Dazar’alor - qui lui coûta le Grand Bricoleur Mekkanivelle - , elle fila à bord de son seul et dernier avantage : la flotte de l’Alliance combinée à celle de Kul’Tiras, non sans avoir rendue orpheline la Princesse - et dorénavant Reine - Talanji.

Pour les plus blessés d’entre nous, il aura fallu plusieurs jours de repos pour nous remettre de l’assaut, mais tous étaient réveillés lorsqu’on vint nous porter la nouvelle suivante en pleine nuit : une tempête anormalement dévastatrice se serait levée au large …

Le repos aura été de courte durée; nous embarquons dès demain matin il paraît. Je n’aurai même pas le temps de faire de courses et je risque sûrement de manquer d’enc

mar
2

« Engagez-vous, rengagez-vous » qu’il disait le Sergent Instructeur Bahduum de l’Île de Quel’Danas …

J’ai su à l’exact moment même où j’ai posé le pied sur cet archipel que c’était tout sauf un lieu paradisiaque.

Déjà que la mission de sauvetage de la Prison de Hurlevent ne s’est pas joué à grand chose pour qu’on finisse tous en glaçon(s) …

Bref, nous débarquions à peine, qu’un désagréable frisson me parcourait l’échine, tentant de me prévenir d’un danger, un peu comme quand la nouvelle recrue s’est fait mordre par une araignée de Gangrebois l’autre jour et s’est mis à porter des collants - d’ailleurs, je ne vois toujours pas le rapport.

Mon sac pas encore déposé qu’un individu me rentra dedans : « Oh, mille pardons Monsieur, ou bien heu, Madame ? » - « Mais qu’est-ce que … Oh Uther, une Tortue qui parle ! » Sous le choc, je bredouillais à peine un « Je, heu … » sans prendre la peine de relever la confusion sur mon genre.
Plus tard, j’apprendrai mieux à faire connaissance avec ces autochtones connus sous le nom de Tortollans. Quant à celui qui m’avait bousculé, il s’agissait apparemment d’un maître d’école qui amenait ses élèves à l’océan, m’a-t-il répété plusieurs fois, inlassablement - j’imagine pour leur apprendre à nager ? Hey, qui sait, ça me plairait peut-être pour me détendre une fois ou deux de les accompagner pour leur faire partager mes techniques apprises dans la Furie du Sud autour d’Orgrimmar !

Où en étais-je ? Ah oui, ce drôle de mécanisme du Grand Sceau - notre nouveau foyer pour les mois à venir - garant d’une prison - sérieusement ? - de Dieux Très Anciens (au moins autant que notre Chef) vient de se faire pulvériser par une monstruosité appelée « Mythrax le Disloqueur » - encore un qui porte bien son nom ! - invoqué à son tour par Zul, ancien fier leader du Conseil Zanchuli et conseiller des Rois de Zandalar et qui semble ne pas trop aimer les étrangers quitte à damner son âme auprès du Dieu du Sang : G’huun. Mais tout cela et cette dissension au sein même du Royaume Zandalar, nous ne l’apprendrons que bien plus tard, après avoir esquivé les projections de gravats engendrés par ce sinistre ainsi que de longues explications bienvenues de la part de Princesse Talanji.

Je vous passe le compte-rendu des différentes réunions militaires afin de se retrouver quelques jours plus tard au pied de la dite prison : « Uldir ».

Alors autant on faisait les fiers avant d’y entrer, autant au fil de notre descente, nous pouvions observer ce sentiment s’éroder petit à petit au fil de nos rencontres toutes plus désagréables les unes que les autres : un Robot pas beau, une Intelligence Artificielle qui collectionne les photos de chats et tente de nous mettre à l’épreuve, une Hydre qui aurait un peu trop marinée dans les eaux magiques de Dalaran, un serviteur de N’zoth qui s’est fait capturer par les défenses d’Uldir comme un vulgaire insecte, une banque du sang pour trouver un remède à la corruption qui a mal tournée, Zul, à nouveau, parce que le travail n’est jamais aussi bien accompli que par soi-même et enfin Mythrax, le tueur de Sephraliss.

Tout du moins, c’est ce que nous pensions, tandis que nous nous félicitions mutuellement de cette belle et dernière victoire, alors qu’une vibration glauque semblant provenir des entrailles mêmes d’Azeroth mettait fin prématurément à nos réjouissances.

Il restait quelque chose, encore plus profondément enfoui, qui ne nous voulait pas du bien et dont il faudrait se résoudre à s’occuper car nul ne pourrait lui tourner le dos éternellement.

Alors qu’un pan de ce qui ressemblait à un mur organique se décomposait lentement sous nos yeux grâce à l’action des enzymes que le cadavre de Mythrax dégageaient, nous plongions progressivement dans l’horreur : le passage qui s’offrait à nous n’était plus vivant mais se rapprochait plus du terme « agonisant ». Des giclées de sang émanaient de-ci, de-là, comme tentant de s’échapper d’un gloubiboulga mêlant pourritures et sanies.

Une fois ce passage des plus réjouissant traversé, nous nous retrouvâmes nez à nez bouchés face à G’huun, Dieu du Sang, expérience ratée des Titans visant à se débarrasser du problème qu’étaient devenus les Dieux Très Anciens.

Il ne nous reste que des bribes de mémoire du combat qui se déroula par après - sans doute un effet secondaire de combattre un Dieu Très Ancien - mais la dernière image dont je me souvienne avant que l’on se réveille au Grand Sceau, acclamés par tous, était G’huun, cet horrible, immense et gigotant asticot, sortant de sa paroi avec tant de fracas qu’il provoqua des éboulements puis, je crois avoir aperçu une vive Lumière à plusieurs reprises; peut-être est-ce vrai (je veux dire, même contre un Dieu), que la Lumière vient toujours en aide aux Justes.

Et non, plus j’y pense et plus j’en suis satisfait : je ne souhaite pas pouvoir me remémorer cet affrontement qui a dû nous marquer inconsciemment. J’espère que nous n’aurons pas à subir des effets secondaires.

Mais place aux festivités : G’huun est mort ce soir, Azeroth ne s’en portera que mieux et voilà que nos vieux amis les Tortollans se rappliquent avec des plateaux de rafraichissements plus que mérités !

Trinquons pour notre victoire de la vie contre la mort - pour faire dans l’original - détendons-nous un peu et dégustons ce délicieux cocktail à base heu … d’algues ?!

Bon, après tout, on en a vu d’autres : Santé !

*slurp*

Et puis, qu’est-ce qui pourrait bien nous arriver ici, à l’abri, à l’ombre du Grand Sceau, protégés par les différents Loas ?!

Vous ne trouvez pas qu’il fait frisquet tout d’un coup ?

ghuun

Contacts IG, Throk’Feroth, horde (battletags) :

  • Ayyiadroude (Ayyia#2918)
  • Kutty (caal#2170)
  • Kàthy (Chocobo#2615)
  • Äppø (apo#2440)
  • Sisko (Sisko#2138)
  • Xyl (Xyl#2624)
juin
15

Quiconque habite sur Azeroth, notre prochaine destination vous la connaissiez. En effet, où que l’on se trouvait, depuis nos campagnes reculées, jusqu’aux bords des mers ou encore dans nos villes, nul ne pouvait ignorer l’apparition de ce nouvel astre menaçant au dessus de nos têtes : Argus.La communication entre Argus-Azeroth étant ce qu’elle est, voilà la raison de notre silence radio jusqu’à présent.

A peine pensions nous sortir un tant soit peu victorieux de notre rencontre avec le Trompeur, que nous nous retrouvâmes bien vite dépossédés de ce sentiment.

L’Archimage Khadgar puisant dans ses dernières forces, nous ramena sur l’Azeroth ferme à l’aide d’une Téléportation de Masse - secret bien gardé des Mages du Kirin Tor - tandis que nous apercevions pour la dernière fois (enfin, ce que nous croyions) l’ancien Capitaine de la Garde de la Lune avide de régler ses comptes une bonne fois pour toute avec le Titan Noir.

Destructeur qui aura eu le temps avant l’intervention du « Traître » - aidé par les autres Titans - de laisser sa marque sur notre belle planète (Silithus s’en trouvant à jamais balafrée).

Après un ultime conseil de guerre, il était enfin temps de reprendre Argus à la Légion. Nous accostâmes à l’aide du Vindicaar (et je confirme que le mal des transports intersidéraux n’est pas un mythe !).

Notre but premier était de rallier l’Armée de la Lumière afin de faciliter notre progression jusqu’au Trône Ardent. Quelle ne fut notre surprise de retrouver le Grand Exarque Turalyon, ayant appartenu jadis aux Fils de Lothar. Après que celui-ci eut un « léger différent » avec l’Illidari de retour à nos côtés, nous pûmes nous mettre en quête.

Nous fîmes en route également connaissance avec le Front Argusséen, tribu composée d’indigènes sans qui nous n’aurions jamais atteint le coeur d’Argus, le berceau originel de la création : le Siège du Panthéon.

Bloqués devant les portes en attendant que les forces combinées de nos nouveaux alliées nous dé-scellent l’entrée, j’avais un peu de temps devant moi pour relater notre périple jonché de déboires, débâcles et autres déconvenues.

Alors si vous lisez ces lignes, c’est que notre Campagne s’est conclue par un succès, et que je fais partie des chanceux ayant réussi à retourner sur le sol où je suis née. Cela dit, tandis que nous marchons vers nos foyers, bras dessus bras dessous (surtout pour nous soutenir entre blessés en fait), si je peux apercevoir ici et là quelques sourires contents que le combat soit fini, c’est sur certaines têtes qui ne me sont pas encore familières, et plus je scrute attentivement notre troupe et moins je reconnais de visages avec qui nous avions initialement débarqué sur les Îles Brisées, plein d’entrain (si seulement nous savions …).

La Guerre et ses atrocités ne meurent jamais : peut-on en vouloir à certains d’avoir déserté l’Horreur parce qu’ils n’étaient pas à la hauteur, qu’ils ne croyaient pas ou plus en notre volonté indéfectible de simplement pouvoir vivre en Paix ?

Non, bien sûr, ce serait idiot de notre part. Ce qui m’inquiète plus, ce sont nos blessés graves, qui ont payé de leur personne pour notre cause. Il y a aussi les disparus, qui après une mission de reconnaissance, de récolte ou de défense d’un avant-poste n’ont plus donné signe de vie.

Je garde la Foi et espère un jour avoir comme un écho dans le vent me disant que tout le monde va bien.

Je ne m’attarderai pas sur les traîtres; ils sont comme l’Ombre, et la Lumière pour les fervents : indissociables. Mais sans l’un, l’autre ne pourrait être reconnu à sa juste valeur.

Je m’efforce de fermer les yeux le moins possible sur le chemin (aussi parce qu’il est très rocailleux et bourré de ravins abruptes mais pas que) et nous sommes plusieurs à angoisser alors que la nuit étoilée recouvre calmement le ciel tandis que tout semble enfin accompli. Le combat contre l’Annihilateur nous a marqué, sans doute à vie. Et dès que nos paupières montrent les premiers signes de fatigue, ce sont comme des éclairs nous rappelant ce douloureux évènement : nous replongeons dans notre condition, ridicules et petits, face à un Titan. Qu’aurions-nous pu faire si, Aggramar une fois défait de sa corruption, l’Essence d’Eonar protégée et la Pierre des Marées retrouvée pour Golganneth, Aman’Thul nous avait jugé indignes ? Je pense que nous ne préférons même pas y penser …

Cela fait maintenant plusieurs semaines que nous sommes rentrés à bon port. J’ai entendu malgré moi en sortant d’une énième réunion de débriefing avec la Cheffe de Guerre, un éclaireur gobelin lui rapportant la situation en Silithus. J’avoue n’avoir aucune envie de contempler ce reliquat abandonné par le Seigneur de la Légion Ardente (déjà qu’on peut en apercevoir un bout depuis les Zeppelins qui font la liaison entre Orgrimmar et les Pitons-du-Tonnerre …) et espère que cette activité profite bien volontiers au Ministère du Tourisme. Mais ma curiosité prenant le dessus j’ai quand même laissé trainer une oreille discrète : l’Alliance mais aussi notre propre faction, opéreraient depuis plusieurs jours déjà des activités de forages dans la région appartenant autrefois à l’empire Aqiri. Tout cela ne sent pas très bon. Malgré nos différents, nous avons toujours eu du mal à nous accorder même contre un ennemi commun.

Faisant route pour en discuter avec la Guilde qui trainait - j’imagine comme à son habitude - à la taverne la plus proche, je fus étonnée de croiser des natifs de Suramar et des autochtones de Haut-Roc : peut-être un festival culturel pour célébrer notre victoire ?

Un voile invisible passa devant les yeux de tout être vivant.

Au même instant, nous tournâmes tous la tête vers Orneval, d’où un immense brasier semblait s’élever, mais il venait de bien plus loin …

[Félicitations à tout le monde !]

[Rendez-vous à Battle for Azeroth pour de Nouvelles Aventures !]

La Photo de Famille Argus Mythique

Contacts IG, Throk’Feroth, horde (battletags) :

  • Kutty (caal#2170)
  • Kàthy (Chocobo#2615)
  • Fahé (Faerion#2142)
  • Sisko (Sisko#2138)
  • Xyl (Xyl#2624)
nov
26

Sargeras se retourne dans sa tombe

Nous sommes né du feu et de la glace, de la pierre et du métal, nous voyageons dans le vent et sur la terre.
Nos portons les cicatrices de nos défaites, mais nous avons gouté de plus grandes victoires.
Encore et encore nous avons frappé aux portes de la Tombe du Titan corrompu,
car Azeroth est notre monde et nous ne le laisserons pas aux mains de la Légion.
Encore et encore nous avons frappé, de nos épées et de nos flèches, de nos haches et de notre magie.
Encore et encore nous nous sommes enfoncés dans les ténèbres, plus loin encore plus loin…
Et c’est avec la lumière que nous avons transpercé notre ennemi, une lumière aveuglante, l’aube d’un nouveau jour, après une nuit froide et sans fin.
Nous avons amputé Sargeras de son bras droit, le Trompeur Kil’jaeden est tombé.

Nous nous retournons une dernière fois pour rendre honneur a tous ceux qui ont été fauchés par l’armée des démons mais c’est bien devant nous que nous fixons le regard.
Antorus nous arrivons….

Félicitations à tous pour le clean de la Tombe de Sargeras mythique et le first serveur!

kj.jpg

Contacts IG, Throk’Feroth, horde (battletags) :

  • Monolith (Monolith#2537)
  • Kàthy (Chocobo#2615)
  • Kutty (caal#2170)
  • Baalek (Baalek#2997)
  • Xyl (Xyl#2624)
nov
8

Envoyez-nous le vrai la prochaine fois…

Il a la forme de Sargeras, la couleur de Sargeras et même les cornes du maître de la Légion Ardente mais ce n’est pas lui!

Cet avatar aura bien essayé de nous tromper, de jeter le trouble parmi nos rangs, aidé dans son entreprise de destruction par sa complice de grès. Mais non, ni les dagues dans le dos, ni le chaos sous nos pieds ne nous auront empêché de faire tomber cet ersatz maléfique.

Le dernier mètre de l’Ere de Kil’Jaeden franchi, nous voici face à face avec le Trompeur

Félicitations à tous pour le kill de L’Avatar déchu !!

avatar.jpg

Contacts IG, Throk’Feroth, horde (battletags) :

  • Monolith (Monolith#2537)
  • Kàthy (Chocobo#2615)
  • Kutty (caal#2170)
  • Baalek (Baalek#2997)
  • Xyl (Xyl#2624)
oct
9

Le concours de beauté est terminé…

L’été est fini et les préparatifs pour qui est la plus belle sont arrivés à terme. Même si Sassz’ine a poli ses écailles, que Maiden a huilé son corps et que nos génies stratégiques ont peaufiné leurs bronzages, Warguilds remporte haut la main le concours de miss ” tombe de Sargeras “.
Que vous soyez troll, orc, tauren, mort-vivant, elfe ou encore un panda aux muscles saillant ! N’hésitez pas à venir nous contacter pour en finir avec la Tombe de Sargeras !!

Félicitations à tous pour le kill de Maîtresse Sassz’ine et Damoiselle de Vigilance !!

maiden-et-sasszine.jpg

Contacts IG, Throk’Feroth, horde (battletags) :

  • Monolith (Monolith#2537)
  • Kàthy (Chocobo#2615)
  • Kutty (caal#2170)
  • Baalek (Baalek#2997)
  • Xyl (Xyl#2624)
juil
31

L’odeur de la moisissure fait place au chuchotement des âmes oubliées…

Notre avancée au sein de la Tombe continue. Nous voici face au dernier emplacement des piliers de la création..Une grande épreuve s’annonce et risque de mettre nos nerfs à vifs !!Mais le soleil de ce mois d’août va gonfler le moral des troupes à leur maximum !!

Félicitations à tous pour le kill de L’Hôte désolé et bonnes vacances aux autres !!

desolate-host.jpg

Contacts IG, Throk’Feroth, horde (battletags) :

  • Monolith (Monolith#2537)
  • Kàthy (Chocobo#2615)
  • Kutty (caal#2170)
  • Baalek (Baalek#2997)
  • Xyl (Xyl#2624)
juil
8

La lumière verte scintille à travers la grande porte…

Nous y voilà, la Tombe de Sargeras est ouverte et déjà 2 vilains en mode de décomposition avancée…
Atrigan et Belac devraient suivre la même voie malgré la confiance de Kil’jaden à leur égard.

Félicitations à tous pour cette ouverture de palier !!

harjatan.jpg

Contacts IG, Throk’Feroth, horde (battletags) :

  • Monolith (Monolith#2537)
  • Kàthy (Chocobo#2615)
  • Kutty (caal#2170)
  • Baalek (Baalek#2997)
  • Xyl (Xyl#2624)
juin
28

Contemplez la véritable puissance, contemplez…
Non Gul’dan, c’est à toi de contempler … le sol.

Malgré les nombreuses tempêtes que nous avons traversées, les épidémies de blessures (portez un casque et des coudières si vous sortez dans le monde réel!) mais aussi les heureux événements qui ont conduits certains de nos membres à faire escale dans le port de la parenté; malgré tout cela, le navire Warguilds a tenu bon et nous avons réussi à finir le contenu dans les temps.

Bravo à notre fier équipage pour ce (Gul’)down et mettons le cap dès à présent vers la Tombe de Sargeras !

Félicitations à tous les présents, les non-présents et les décos !!

guldan.jpg

Contacts IG, Throk’Feroth, horde (battletags) :

  • Monolith (Monolith#2537)
  • Kàthy (Chocobo#2615)
  • Kutty (caal#2170)
  • Baalek (Baalek#2997)
  • Xyl (Xyl#2624)
mai
16

Une alliance inutile …

Elisande n’est plus, et son alliance avec Gul’dan n’aura servi à rien et le nerf, lui, aura beaucoup aidé… Elisande reste une rencontre exigente et un bon préparatif pour notre dernier combat sur le Palais Sacrenuit. Gul’dan nous avait échappé de justesse sur la Citadelle, mais cette fois-ci Warguilds aura raison de lui !!

Félicitations à tous pour le kill d’Elisande !!!

elisandre.jpg

Contacts IG, Throk’Feroth, horde (battletags) :

  • Monolith (Monolith#2537)
  • Kàthy (Chocobo#2615)
  • Kutty (caal#2170)
  • Baalek (Baalek#2997)
  • Xyl (Xyl#2624)