juin
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Quiconque habite sur Azeroth, notre prochaine destination vous la connaissiez. En effet, où que l’on se trouvait, depuis nos campagnes reculées, jusqu’aux bords des mers ou encore dans nos villes, nul ne pouvait ignorer l’apparition de ce nouvel astre menaçant au dessus de nos têtes : Argus.La communication entre Argus-Azeroth étant ce qu’elle est, voilà la raison de notre silence radio jusqu’à présent.

A peine pensions nous sortir un tant soit peu victorieux de notre rencontre avec le Trompeur, que nous nous retrouvâmes bien vite dépossédés de ce sentiment.

L’Archimage Khadgar puisant dans ses dernières forces, nous ramena sur l’Azeroth ferme à l’aide d’une Téléportation de Masse - secret bien gardé des Mages du Kirin Tor - tandis que nous apercevions pour la dernière fois (enfin, ce que nous croyions) l’ancien Capitaine de la Garde de la Lune avide de régler ses comptes une bonne fois pour toute avec le Titan Noir.

Destructeur qui aura eu le temps avant l’intervention du « Traître » - aidé par les autres Titans - de laisser sa marque sur notre belle planète (Silithus s’en trouvant à jamais balafrée).

Après un ultime conseil de guerre, il était enfin temps de reprendre Argus à la Légion. Nous accostâmes à l’aide du Vindicaar (et je confirme que le mal des transports intersidéraux n’est pas un mythe !).

Notre but premier était de rallier l’Armée de la Lumière afin de faciliter notre progression jusqu’au Trône Ardent. Quelle ne fut notre surprise de retrouver le Grand Exarque Turalyon, ayant appartenu jadis aux Fils de Lothar. Après que celui-ci eut un « léger différent » avec l’Illidari de retour à nos côtés, nous pûmes nous mettre en quête.

Nous fîmes en route également connaissance avec le Front Argusséen, tribu composée d’indigènes sans qui nous n’aurions jamais atteint le coeur d’Argus, le berceau originel de la création : le Siège du Panthéon.

Bloqués devant les portes en attendant que les forces combinées de nos nouveaux alliées nous dé-scellent l’entrée, j’avais un peu de temps devant moi pour relater notre périple jonché de déboires, débâcles et autres déconvenues.

Alors si vous lisez ces lignes, c’est que notre Campagne s’est conclue par un succès, et que je fais partie des chanceux ayant réussi à retourner sur le sol où je suis née. Cela dit, tandis que nous marchons vers nos foyers, bras dessus bras dessous (surtout pour nous soutenir entre blessés en fait), si je peux apercevoir ici et là quelques sourires contents que le combat soit fini, c’est sur certaines têtes qui ne me sont pas encore familières, et plus je scrute attentivement notre troupe et moins je reconnais de visages avec qui nous avions initialement débarqué sur les Îles Brisées, plein d’entrain (si seulement nous savions …).

La Guerre et ses atrocités ne meurent jamais : peut-on en vouloir à certains d’avoir déserté l’Horreur parce qu’ils n’étaient pas à la hauteur, qu’ils ne croyaient pas ou plus en notre volonté indéfectible de simplement pouvoir vivre en Paix ?

Non, bien sûr, ce serait idiot de notre part. Ce qui m’inquiète plus, ce sont nos blessés graves, qui ont payé de leur personne pour notre cause. Il y a aussi les disparus, qui après une mission de reconnaissance, de récolte ou de défense d’un avant-poste n’ont plus donné signe de vie.

Je garde la Foi et espère un jour avoir comme un écho dans le vent me disant que tout le monde va bien.

Je ne m’attarderai pas sur les traîtres; ils sont comme l’Ombre, et la Lumière pour les fervents : indissociables. Mais sans l’un, l’autre ne pourrait être reconnu à sa juste valeur.

Je m’efforce de fermer les yeux le moins possible sur le chemin (aussi parce qu’il est très rocailleux et bourré de ravins abruptes mais pas que) et nous sommes plusieurs à angoisser alors que la nuit étoilée recouvre calmement le ciel tandis que tout semble enfin accompli. Le combat contre l’Annihilateur nous a marqué, sans doute à vie. Et dès que nos paupières montrent les premiers signes de fatigue, ce sont comme des éclairs nous rappelant ce douloureux évènement : nous replongeons dans notre condition, ridicules et petits, face à un Titan. Qu’aurions-nous pu faire si, Aggramar une fois défait de sa corruption, l’Essence d’Eonar protégée et la Pierre des Marées retrouvée pour Golganneth, Aman’Thul nous avait jugé indignes ? Je pense que nous ne préférons même pas y penser …

Cela fait maintenant plusieurs semaines que nous sommes rentrés à bon port. J’ai entendu malgré moi en sortant d’une énième réunion de débriefing avec la Cheffe de Guerre, un éclaireur gobelin lui rapportant la situation en Silithus. J’avoue n’avoir aucune envie de contempler ce reliquat abandonné par le Seigneur de la Légion Ardente (déjà qu’on peut en apercevoir un bout depuis les Zeppelins qui font la liaison entre Orgrimmar et les Pitons-du-Tonnerre …) et espère que cette activité profite bien volontiers au Ministère du Tourisme. Mais ma curiosité prenant le dessus j’ai quand même laissé trainer une oreille discrète : l’Alliance mais aussi notre propre faction, opéreraient depuis plusieurs jours déjà des activités de forages dans la région appartenant autrefois à l’empire Aqiri. Tout cela ne sent pas très bon. Malgré nos différents, nous avons toujours eu du mal à nous accorder même contre un ennemi commun.

Faisant route pour en discuter avec la Guilde qui trainait - j’imagine comme à son habitude - à la taverne la plus proche, je fus étonnée de croiser des natifs de Suramar et des autochtones de Haut-Roc : peut-être un festival culturel pour célébrer notre victoire ?

Un voile invisible passa devant les yeux de tout être vivant.

Au même instant, nous tournâmes tous la tête vers Orneval, d’où un immense brasier semblait s’élever, mais il venait de bien plus loin …

[Félicitations à tout le monde !]

[Rendez-vous à Battle for Azeroth pour de Nouvelles Aventures !]

La Photo de Famille Argus Mythique

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